Timéo est né le 30 novembre 2004 à Autun en Saône et Loire.
Le 3 avril 2007 il a été percuté par une voiture, alors qu'il marchait sur le trottoir avec sa maman.
Témoignage de sa maman:
Depuis quatre ans j'étais assistante maternelle, entre temps j'ai eu notre fils Timéo, que je n'ai donc quasiment jamais quitté jour et nuit. Il a grandi avec ses « copains » que je gardais.
Tous les mardi, un atelier d'éveil se déroule au relais assistante maternelle. Les enfants aiment beaucoup y aller pour peindre, jouer, faire des collages... Le mardi 3 Avril 2007, ils ont peint de jolies boîtes pour pâques, avec des petits oeufs dedans. On n’en a pas mangé tout de suite, car "c'est pas vraiment l'heure..." (10h30).Le départ est toujours un peu délicat et ronchon, c'est toujours mieux de jouer que de s'habiller !!! Alors pour encourager mes petits hommes on chante... Je donne la main à Timéo à droite, à Simon à gauche, et Mael la donne à Simon car c'est le plus grand, le temps de retourner à la voiture qui est à environ 200m. Comme toujours des voitures sont garées, perpendiculairement au trottoir, dans la rue sur laquelle débouche le relais, alors quand on traverse, les enfants disent bonjour à un monsieur qui attend dans sa voiture garée. On compte jusqu’ à 3 pour monter sur le trottoir, on ne saute pas, mais faut bien motiver les troupes... Mais Mael en bout de ligne n'est pas monté en même temps alors "encore nounou à 3"... "1,2,3, allez go mes doudous!"Alors on se tourne, on se met en file indienne en se tenant toujours la main, pour qu'aucun des enfants ne soient au bord du trottoir (à cet âge on est pas à l'abri qu'ils trébuchent!) pour avancer, et là une voiture recule d'une violence incroyable, elle a sauté le trottoir de 25cm de haut pour aller percuter le mur. Dans cette fraction de seconde je sens la main de mon doudou s'arracher à la mienne. Je hurle, je tape de toute mes forces sur cette voiture qui reste immobile, j'hurle toujours mon bébé est coincé je vous en prie!" les secondes s'écoulent et toujours rien... J'ouvre la portière du conducteur, toujours aussi hystérique, le suppliant d’avancer. Je retourne à l'arrière de la voiture, le conducteur avance et je rattrape mon fils qui s'écroule comme une poupée de chiffon. J'hurle de tout mon coeur, de douleur, d'appeler les pompiers, et je supplie Timéo de ne pas me laisser... Le temps parait interminable avant que les pompiers n’arrivent, et il y a tellement de sang... malheureusement pas le mien. Timéo se vidait de son sang par les oreilles et le nez que j'essuyais doucement, mais il n'avait rien, pas un bleu, pas une bosse, je pense alors qu'il est simplement sonné par le choc mais Timéo ne me répondait pas...
Les pompiers ont passés 25 minutes à essayer de le réanimer, nous étions mon mari et moi dans une autre ambulance où l'on nous interdisait d'aller voir Timéo, pourtant j'étais convaincu qu'il devait entendre ma voix pour qu'il ne nous quitte pas. A chaque personne qui entrait dans notre ambulance je demandais, suppliais de ne pas me dire que c'était fini, mais personne ne nous répondait. Puis une autre personne a ouvert notre ambulance, c'était le Maire, que je n'avais pas reconnu, lui posant toujours la même question, à laquelle il me répond « si je suis désolé Madame ».
Je hurle, je tape partout dans l'ambulance, je veux voir mon fils, puis les pompiers m'ont « attrapé pour me maîtriser ». Suite à cela on nous à conduit à l'hôpital, nous ont fait attendre dans une salle, pendant « qu'ils préparaient Timéo ». Mais ce n'est pas possible, ils vont le soigner, parce que c'est mon fils, ma raison de vivre, que je ne pourrais exister sans lui !
On nous emmène le voir, il est beau, allongé sur un lit, souriant, comme s'il rêvait. Malheureusement j'ai du partir pour qu'ils l'emmènent aux pompes funèbres. A ce moment là, on percute que c'est vrai, aussi inhumain que cela puisse paraître, on a été rejoindre notre fils dans une chambre funéraire. Je crois alors à un cauchemar ... Puis la famille et les amis arrivent, et la réalité vous éclate en pleine figure.
Je vous passe la terrible semaine de préparation pour les obsèques, le choix du cercueil, du monument .... Tout ce qu'il y a de plus horrible à faire. Mais le dernier jour où j'ai pu le voir, une dernière fois, je lui ai fait une promesse : me battre, remuer ciel et terre, pour que plus JAMAIS des accidents aussi stupides n’arrivent !
Deux jours après la cérémonie, mon grand-père maternel a fait une crise cardiaque en apprenant la terrible nouvelle...
Quelque temps après, 10 jours environs, complètement paumée et en manque, oui en manque comme une droguée qui n'a pas sa dose, sa dose d'amour et de câlin de son fils ; mon mari ne supportant pas la vue de photo de Timéo, tellement elles lui font ressentir un sentiment d'injustice et de haine, je décide de faire un blog pour Timéo : www.timeotiange.skyrock.fr
J'y mets alors des photos de mon fils, je me sens proche de lui, et j'écris ce que je ressens, ce que je pense.
Au fur et à mesure j'ai voulu transmettre un message aux gens.
Je me suis dis au tout début que je voulais rejoindre mon fils, qu'il avait besoin de sa maman, mais une amie m'a dit « non Laeti, tu dois te battre pour ton fils maintenant ! »
Alors la bataille commence, je lance une pétition manuscrite (1- retrait de permis en cas d'homicide en attendant le procès que l’on peut décrire comme un principe de précaution, 2 - contrôles d'aptitude à conduire à partir d'un certain âge), passe des heures entières dans les rues à faire signer les gens, puis je l'ai mise sur Internet (mesopinions.com), les personnes qui viennent sur le blog me demandent de leur transmettre par mail pour eux même les faire signer à leur entourage... C'est alors que la grande chaîne de solidarité via Internet est née, nous n'aurions jamais pensé toucher et mobiliser autant de personnes. Plus le temps passe, et plus les internautes découvrent notre histoire, nous soutiennent, c'était énorme. D'ailleurs il y a quelque temps une amie virtuelle a crée un forum pour Timéo : http://timeotitange.forumsactifs.com/index.htm
Grâce au Maire de notre Commune j'ai retrouvé un emploi au mois de juin, ce qui m'obligea à me lever, à m'apprêter tous les jours, et chaque geste aussi anodin qu'il puisse paraître ; se coiffer, s'habiller, se maquiller, même poser un pied par terre, est une épreuve à chaque fois.
Au mois d'octobre nous avons été contacté par l'émission « les maternelle », la vidéo concernant Timéo se trouve sur ce lien : http://www.dailymotion.com/relevance/search/timeo/video/x3955b_timeo-emission-les-maternelles-1910
A force d'acharnement par courrier LR AC, avec mon mari et ma mère, vers M. Sarkozy, Mme Dati, le procureur du tribunal d’instance de Chalon sur Saône, les Députés, les Préfets... pour nous faire entendre, nous avons obtenu un rendez vous à l'Elysée, le 9 Novembre 2007 avec la conseillère du Président (Mme Joanno au centre de la photo). Nous sommes arrivés avec 38000 signatures en main, celles d'Internet plus les manuscrites, pour nous c'était énorme !
Ce rendez-vous, pleins d’émotions et de belles paroles, n'a finalement pas porté ses fruits puisque nous devions avoir une réponse avant la fin du mois de Novembre, mais rien. Alors on se serre les coudes, on continue encore et encore, les courriers, les coups de téléphone...
Ceci étant, à la sortie de l'Elysée quelques personnes du blog nous attendaient devant pour nous rencontrer, nous féliciter, ça nous a beaucoup touché (certains venant de Lille !)
Puis le combat m'use, je me sent vide, impuissante, inutile, mal, je veux rejoindre mon fils, mais il n'a pas voulu de moi ce jour là, alors je me suis dis que mon combat n'était pas terminé, il faut y aller encore et encore jusqu'à un résultat !
Les dates difficiles se sont enchaînées, le 30 /11, anniversaire de Timéo, (voici tous ses cadeaux reçus de la France entière),
10/12 procès, décision mise en délibérée jusqu'au 14/01/08, voici l'article du journal de Saône et Loire :
TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CHALON Réquisitions au-delà de la jurisprudence pour un accident mortel à Autun Sept mois après l'accident qui a coûté la vie au petit Timéo Jacquemin, un enfant de deux ans et demi, l'émotion à Autun est toujours aussi grande. Des fleurs ont été déposées fréquemment sur les lieux du drame et hier, lorsque cette affaire a été appelée devant le tribunal correctionnel de Chalon, dans une salle d'audience archi-comble, juges et avocats ont eu bien du mal à refouler leurs larmes. Rappelons brièvement les faits. Le 3 avril dernier, vers 10 h 40, M. Philippe de Champeaux de la Boulaye, 76 ans, retraité, demeurant rue Piolin à Autun, gare sa voiture dans la rue, près de chez lui, sur une place de parking où les voitures se positionnent perpendiculairement au trottoir. M. de Champeaux se gare en marche arrière. Ses roues arrière touchent le trottoir. Il avance un peu. Immobilise sa voiture. Met sa boîte de vitesse automatique sur la position parking. Laisse un peu le moteur tourner. Ote ses gants (il conduit avec des gants), les range sur le siège passager. Cela prend trente, quarante, cinquante secondes, pendant lesquelles le moteur continue de tourner. Puis il s'apprête à couper le contact, et avant cela, selon une habitude qu'il a depuis longtemps, il donne un coup d'accélérateur pour 'dégazer' le moteur. A ce moment-là, la voiture fait un bond en arrière, grimpe sur le trottoir et coince contre le mur le petit Timéo Jacquemin que sa maman était allé chercher, avec deux autres petits enfants, dans un centre tout proche. M. de Champeaux, sur le coup, ne se rend pas compte du drame. Il met un certain temps pour se remettre en marche avant et dégager l'enfant. La maman du petit Timéo crie, frappe la voiture, se porte à la hauteur du conducteur pour lui demander d'avancer. Quand il avance, c'est trop tard. L'enfant est ensanglanté et il ne survivra pas. A la barre, hier, M. de Champeaux a maintenu la version qu'il avait donnée lors de sa déposition à la
gendarmerie au moment du constat. Il a dit être persuadé d'avoir positionné son levier de boîte sur la position 'parking'. Dans ce cas-là, la voiture ne peut ni avancer ni reculer, même si on accélère, car cette position enclenche automatiquement le frein. Alors, comment expliquer le bond en arrière ? M. de Champeaux, un ancien de l'Aéronavale, manifestement familier des choses mécaniques, a parlé d'un possible dysfonctionnement de la boîte de vitesses. Selon lui, il aurait pu y avoir un enclenchement intempestif de la marche arrière. La voiture était assez ancienne, elle avait 180 000 kilomètres et, l'après-midi même de ce 3 avril, M. de Champeaux devait la laisser au garage pour prendre livraison d'une nouvelle voiture qu'il venait d'acheter. Cette hypothèse du bogue possible de la boîte de vitesse ne fut retenue ni par la partie civile ni par le parquet. Me Adida qui représentait les parents du petit Timéo, se dit surpris par 'un certain détachement de M. de Champeaux' aussi bien au moment de l'audience, hier, que le jour et sur les lieux du drame. Il n'a pas chargé outre mesure le prévenu sur la faute de conduite. C'est une faute évidemment beaucoup moins grave qu'un grand excès de vitesse, une conduite sous état alcoolique ou une circulation en sens interdit. Mais, pour l'avocat, c'est le comportement du conducteur au moment de l'accident qui est plus difficile à expliquer : sa lenteur à réagir, et son absence d'engagement pour venir au secours de la maman désespérée lorsqu'elle a trouvé son enfant ensanglanté. Mlle Durnerin, procureur de la République, a développé des arguments sur le même registre : pour elle, M. de Champeaux d'abord a commis une maladresse, une imprudence, une faute, et ensuite n'a pas eu les réactions qu'il fallait avoir. Dans une salle acquise à la famille de la victime, Me Sonia Halvoet, qui défendait M. de Champeaux se trouvait devant un challenge quasi-impossible à relever. A plusieurs reprises, des larmes étaient apparues dans les yeux des deux assesseurs du juge Vion qui présidait l'audience. Elle-même, l'avocate de la défense, ouvrit sa plaidoirie la gorge nouée. A la table de presse, l'émotion était identique. Et le regard du papa et de la maman, sur le banc des parties civiles, était impossible à soutenir. Me Halvoet, ayant expliqué l'attitude un peu distante de son client par son éducation rigide, s'arrêta quelque temps sur l'hypothèse d'une défaillance de la boîte de vitese automatique. Elle rappela que la faute de conduite de M. de Champeaux est de l'ordre de 'l'impalpable', que n'importe quel conducteur peut faire une faute d'inattention de ce type, que tous les conducteurs ont commis, un jour ou l'autre, des fautes plus graves que celle-là. (Soyons honnêtes : elle n'a pas tort). Bien sûr, dit-elle en conclusion, faute il y a. Et cette faute a abouti à un homicide involontaire. Cette faute doit donc être sanctionnée. En fonction de ses conséquences, mais aussi en fonction de sa gravité intrinsèque. La faute qui a provoqué cet homicide involontaire n'est accompagné d'aucune circonstance aggravante : pas d'alcool, pas d'excès de vitesse bien sûr, pas de délit de fuite. La sanction qui sera prononcée ne peut pas ne pas tenir compte de cette absence de circonstances aggravantes Me Halvoet la rappela : même si les juges sont souverains dans leurs décisions, ils ne peuvent pas ne pas tenir compte du code, ni faire totalement abstraction de la jurisprudence. Mme le procureur avait requis contre M. de Champeaux 18 mois de prison avec sursis, une amende de 60 000 euros et une 'annulation du permis pour cinq ans'. Formule raccourcie qui signifie : annulation du permis avec interdiction de le repasser avant cinq ans. Me Halvoet apprit aux personnes présentes dans l'assistance, et rappela aux juges, que, pour un homicide involontaire sans circonstances aggravantes, l'annulation du permis n'était pas de mise. La suspension oui. La différence est importante puisqu'à l'issue d'une suspension le permis est remis sans examen. C'est maintenant aux juges, au président Vion et à ses deux assesseurs, de 'peser' ce dossier. Dramatique. Chargé d'une émotion immense. C'est à eux de faire la part du droit et de l'humain. Et de trancher. Après presque deux heures d'audience (de 16 h 10 à 17 h 50), les juges ont décidé de mettre le jugement en délibéré au lundi 14 janvier. Nous reviendrons donc sur cette affaire dans notre édition du mardi 15.
Michel Limoges.
Puis période des fêtes, pas de mot.
De retour à Chalon le 14 janvier, voici le verdict qui tombe :
*coupable des faits qui lui sont reprochés (homicide involontaire) *12 mois de prison avec sursis *ANNULATION du permis de conduire avec interdiction de le repasser avant 2 ans *7000 euros d'amende à payer à l'état Nous avons eu ce que nous voulions à savoir que le permis de conduire lui soit définitivement retiré car dans deux ans, repasser un code et une épreuve pratique à son âge c'est mission impossible.
C'est là pour nous un énorme soulagement, car ce verdict est au delà des lois, qui ne permettent pas d'annuler le permis s'il n'y a pas de circonstances aggravantes (excès de vitesse ou alcool), c’est donc une grande première, et on se dit que maintenant, notre histoire pourra servir pour d'autres procès, notamment pour des parents comme nous, qui survivent, et attendent un minimum de la justice.
Mais ce n'est pas pour autant que notre combat s'arrête, nous voulons nos deux lois, et feront ce qu'il faudra pour qu'elles passent ! S'il faut faire du bruit, on en fera, on nous a arraché notre fils, alors je veux que les choses bougent !
En effet, hier (15/01/08) ma mère a reçu une lettre du Président de la République, nous avons reçu la même avec un jour de décalage, disant :
Chère Madame, Le drame qui a frappé votre famille m'a particulièrement touché. Je souhaite vivement que vous retrouviez avec votre fille la paix qui vous permettra de faire le deuil de Timéo. A l'évidence, le procès que vous avez vécu ne pouvait que raviver le sentiment d'injustice et l'incompréhension. Il n'y a pas de douleur plus forte que la perte de son enfant. Aussi soyez assurée de ma compassion et de mon soutien à votre famille. A l'occasion du Conseil de sécurité routière, fin décembre, que j'ai souhaité présider, j'ai demandé que l'on adopte le principe de la suspension immédiate du permis du conducteur fautif, en cas d'homicide y compris involontaire. Ainsi, les meurtriers ne pourront plus reprendre le volant sans avoir rendu compte de leurs actes. Je tenais à vous en informer personnellement. Je vous prie de croire, Chère Madame, à l'assurance de mes hommages respectueux. Nicolas Sarkozy
Voilà où nous en sommes aujourd'hui, on attend la confirmation des ces mots, nous avons remercié le Président et lui avons demandé comment les choses allaient bouger, s’il y aurait une nouvelle loi ou un décret, puis continuons pour les aptitudes à conduire, tout simplement parce que je ne veux pas que mon fils soit partis pour rien ! C'est une épreuve au-delà de toutes celles que l'on peut endurer, surtout lorsque cela se passe sous vos yeux, et ne rien pouvoir faire, être si impuissante...
Nous avons prévu, grâce à tous le soutien des amis virtuels, de nos amis, de la famille, une journée pour Timéo, le 3 avril 2008, un repas pour remercier tout le monde qui nous aide chaque jour, puis une marche silencieuse à la mémoire de Timéo, passant par le lieu de l'accident, et finissant par le cimetière.
Je vous remercie de l'attention que vous aurez porté à notre drame, espérant que vous nous aiderez à faire un maximum de bruit, pour que les choses changent, que les gens prennent conscience de leur bonheur au quotidien plutôt que de se prendre la tête pour rien, il faut que ça bouge !!!!!
Merci beaucoup, pour tout.
Laetitia, maman de Timéo
Bien sûr, dans cette histoire il y a un papa, qui est aussi mon mari, mais n'ayant pas vécu les choses de la même manière, car il n’était pas présent au moment de l’accident et ne porte pas le même poids de culpabilité que moi, je ne peux me permettre de parler à sa place, La seule chose que je peux dire, c'est qu'il est un papa formidable, qui aime beaucoup son fils qui l'aime tout autant et qu’il mène lui aussi le combat de notre vie pour notre enfant qui nous a si injustement été arraché.
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4. Ninie89 Le 24/07/2008 à 23:09
3. leveel Le 11/07/2008 à 16:52
2. julien Le 10/07/2008 à 22:14
1. NANI3109 Le 12/04/2008 à 20:18
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